(7) FILIERE BOIS

Publié le par paul CASTELLAN

 

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La filière bois-énergie regroupe toutes les utilisations du bois pour produire de la chaleur, de l'électricité ou les deux simultanément en cas de cogénération.  


La France doit sa place de premier producteur européen de bois-énergie essentiellement grâce au chauffage domestique qui en consomme 79,5%  En effet dans l'habitat individuel, plus de 5 millions de ménages sont équipés d'un chauffage au bois :
(45 % d'inserts et de foyers fermés, 27 % de foyers ouverts, 13 % de poêle, 9 % de cuisinières et 6 % de chaudières individuelles)

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La consommation de bois dans le secteur industriel est de l'ordre de 18,2% du total). Elle est essentiellement le fait de l'industrie du bois, du papier-carton et des panneaux qui valorisent leurs propres sous-produits (écorces, sciures, chute) pour couvrir leur besoin en chaleur et en électricité. Elle est en légère croissance, en particulier grâce aux industries de première et seconde transformation du bois. Le parc de chaufferies industrielles à bois est estimé à 1000 unités pour une puissance de 2,5 GW.

Si l'usage professionnel de bois-énergie en agriculture reste stable (0,5%) pour le chauffage des serres principalement, la valorisation dans les secteurs collectif et tertiaire tend à se développer mais ne représente actuellement que 1,8% de la consommation totale de bois-énergie. Depuis 2000 le parc de chaufferies collectives à bois est en progression constante de plus de 13% par an en moyenne. Fin 2004 il comprenait 641 installations soit 430 MW de puissance thermique installée dans les hôpitaux, les écoles et les logements.

Malgré cette utilisation relativement importante mais discrète, la filière bois-énergie n'est pas optimisée et la France possède encore un potentiel important de bois. Une grande part des résidus de bois n'est pas encore valorisée et les installations déjà existantes n'ont pas un rendement optimal comparé aux technologies disponibles aujourd'hui

 

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Enfin sur le plan social, la filière bois-énergie pèse aujourd'hui l'équivalent de 20 000 emplois en France et permettrait le développement d'autres emplois surtout en zones rurales. Les premiers résultats du programme bois-énergie et développement local 1994-1998 dans les secteurs collectifs et tertiaires ont montré que cinq emplois permanents étaient créés sur le territoire pour 1000 tep de bois valorisées, soit deux à trois emplois supplémentaires par rapport aux filières d'énergies fossiles.

  

Cependant, il ne faut pas oublier que cette filière n'est réellement renouvelable que si la forêt est renouvelée et gérée de manière raisonnée et durable ce qui sous-entend une approche locale pour adapter au mieux l'approvisionnement aux besoins.

 

 

Notre patrimoine forestier est très important, il constitue un potentiel touristique, il contribue à la régénération de notre atmosphère, il est indissociable du paysage provencal : quel parti en tirons nous ?  Pour une grande part, il constitue un risque majeur :  celui de l’incendie. Inversons les données, créons des emplois s’articulant sur une gestion raisonnée de la filière bois, développons et favorisons l’implantation d’entreprises de moyenne ou petites importances liées à l’exploitation forestière, au traitement de la biomasse, à l’élaboration de chauffage innovants pour le particulier et les collectivités, à la production d’électricité…. 

Aux côtés du biogaz et des biocarburants, la filière bois-énergie appartient aux énergies renouvelables basées sur l'utilisation de la biomasse. Elle fait appel aux gisements de bois issu de l'entretien des forêts, des rebus de l'industrie forestière et dans une moindre mesure du bois issu des déchets (déchets du bâtiment).

En France, l'énergie produite à partie de bois représentait, en 2004,  50% de la production d'énergies renouvelables (électriques et thermiques confondues) et 4% des besoins énergétiques français.

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C
Un lien entre les zones a risque incendie et la filière bois devrait etre la reglementation sur le debroussaillement : une municipalité courageuse qui décide une gestion globale du pb en réunissant obligations privées, sécurité collective, et l'économie de Tourves.
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